La convention fiscale passée entre la France et l’Allemagne en juillet 1959 ainsi que les accords additionnels, fixent le principe de paiement de l’impôt sur le revenu dans le pays d’emploi, c’est-à-dire dans le pays où s’exerce l’activité professionnelle.

Une exception à ce principe est d’avoir le statut de frontalier fiscal, pour cela il faut satisfaire aux conditions suivantes :

Si vous remplissez ces conditions vous avez alors le statut de frontalier fiscal et vous payerez l’impôt sur le revenu en Allemagne.
Même si ces critères sont remplis, il est possible dans certains cas de perdre le statut de frontalier fiscal.

La règles des 45 jours 

S’il est impossible au travailleur frontalier de revenir à son domicile après chaque journée de travail, ou s’il travaille par exemple en des lieux situés hors de la zone frontalière, il conserve son statut de frontalier:

Pour plus de précisions concernant cette règle des 45 jours,  vous pouvez consulter l’accord amiable conclu le 16 février 2006 entre la France et l’Allemagne.

A défaut d’un de ces éléments, vous ne pouvez être considéré comme travailleur frontalier au sens fiscal et vous paierez l’impôt sur le revenu en France.

Traitements servis par un service public 

Les traitements servis par l’État ou une personne morale de droit public sont imposables dans l’État débiteur (État d’emploi = France) si le bénéficiaire possède également la nationalité de cet État (en l’espèce la nationalité française). Si le bénéficiaire possède seulement la nationalité allemande, l’impôt sur le revenu sera payé dans l’État de résidence.

Les travailleurs intérimaires frontaliers

Les travailleurs intérimaires frontaliers sont imposables dans les deux États et ont droit à un crédit d’impôt dans l’État de domicile (déduction pour impôt payé).